mardi 4 novembre 2025

Porte du🌋 Ijen, porte du🌋 Bromo

 En montant mon vélo dans le 4/4 à la porte du volcan Ijen, j'avais pris la décision de prendre la route du nord. Certainement plus aventureuse mais qui s'est révélée magnifique.

L'aller retour au sommet du volcan n'a pas posé de difficulté, hormis les irritations de gorges et l'odeur très acre. 

Repartir en vélo à 8h30 après une nuit quasiment blanche n'a pas été vraiment facile. Pourtant très rapidement je suis émerveillé.

La puissance de la montagne, des volcans, de la forêt, des cascades, des plantations de café à l'infini est envoutante. Je suis absolument seul et descend très lentement. La route est défoncée et je ne veux  rien perdre de cet endroit magique.








J'arrive dans un tout petit village Kalisat, réputé pour son café et m'y arrête pour dormir. En Indonésie tout est possible. Manger, dormir à 10h30 ? : aucun problème, et le soir je dévorerai deux Nasi goreng tellement j'avais faim.

L'après-midi, je descends à  pied dans un autre village juste en dessous et découvre cette variété de chèvres étonnantes: des Etewas. Des bêtes fortes, avec une tête bien particulière. Le ballet  des motocyclettes transportant leur nourriture est incessant.



Je ne passe pas inaperçu: un "bule" qui prends des photos des chèvres, des enfants, des habitants...





je suis alors invité à boire un café.  Un agréable moment de partage avec l'aide de mon traducteur pour  communiquer. L'homme sur la photo a 64 ans.

Le lendemain, sur les premiers 10 km de montée très soutenu, tout sera prétexte à mettre pied à terre... pour faire des photos. C'est là que je vois le travail de plantation de café, réalisé par des hommes dans des conditions.... et que se découvre le volcan Raung  (3330) avec ses fumerolles blanches !









S'en suivra une très longue descente où alterneront des paysages volcaniques, alpins, la forêt primaire, la jungle, des plantations de café sous des arbres alignés, des plantations de canne à sucre, de maïs, des  rizières et toujours des indonésiens qui y travaillent.










Éviter les axes de circulation, amène forcément à la découverte de chemins que seuls les autochtones prennent. Si c'est parfois aléatoire c'est vraiment le meilleur moyen de découvrir.










 De Bondowoso je me glisserai dans des endroits impossibles jusqu'à l'entrée de Jember.








Là, les vraies difficultés commencent : Une ville indonésienne dans toute sa déraison. Pas d'immeubles, ni tours, ni buildings, mais un entrelac de maisons archaïques, traversée par une route principale, avec une pollution, un bruit,  un délire de circulation sur des kilomètres. La chaleur monte, devient étouffante....  jusqu'aux  premières pluies 



 qui finiront en trombes. La mousson commence.

Ça devient franchement dur, dangereux mais je n'ai d'autre choix que d'aller jusqu'à Tanggul pour trouver un hôtel ...miteux, avec une douche froide  au broc. Mais, Ouf ! J'ai un toit sur la tête. 

La leçon de la veille, m'incite à choisir tout ce qui me permet d'éviter l'axe principal pour me rendre à Senduro où il y a un fameux temple, lieu de pèlerinage très important pour les hindous d'Indonésie.

Un choix...mais à travers les chemins  inondés par les intempéries de la veille. 








L'arrivée à Senduro sera très pluvieuse. Je prendrai le temps de visiter le temple....tout seul  et trempé.











Un chauffeur taxi réservé la veille, m'attend patiemment devant et me filme. 


La dernière étape de la journée commence. Plus de 2000 m positif et 1300 négatif sur 45 km pour arriver à la porte de Bromo. 2 h de voiture.Une route très impressionnante et sauvage.







On montera à 2400 avec un plafond très bas,  nuageux mais chance, le Semeru découvrira sa splendeur, sa majesté. 

Thierry l'a grimpé 54 fois. Respect !!

       Il est fermé depuis 2020 suite à sa dernière  éruption.

La descente sera tout aussi pittoresque avec des cultures d'oignons, de choux, de pommes de terre dans des pentes extrêmement pentues.



Arrivé dans la homestay (1200 m),




 je vais faire un break de 3 jours. Repos, réparation de mon vélo, renouvellement de mon visa à Malang, et bien sûr l'ascension du Bromo.
Une Tangoret me souhaite la bienvenue !



Claude manque au voyage et me manque. Voyager en solitaire a un goût particulier.  Ce n'est pas simple. Je l'ai joué un peu"bourrin" au départ, une bonne manière de ne pas gamberger. J'essaie de continuer au mieux et de partager. Les pluies de mousson vont être un vrai handicap pour gérer le dernier mois et elle est précoce cette année.
Il faudrait partir encore plus tôt, 5 h car il pleut déjà vers midi...pas gagné.
Je vais voir.

Day per day.
Step by step.