Dans notre périple nous avions décidé de nous arrêter aux îles Gili.
Après avoir quitté Senaru et le Rinjani,
60 km plus loin et beaucoup de courbatures,
nous sautons dans un Fast Boat et nous nous retrouvons sur Gili Air.
Ici, pas de voiture, juste des carrioles tirées par des chevaux, des vélos à louer aux chaînes rouillées et des petites Vespa électriques.
Le contraste est rude après notre trek et la traversée de Sumbawa.
C'est un lieu entièrement dévolu pour les touristes en quête de sable blond, de mer bleue tendre, de soleil et de fashion.
Le St Tropez indonésien.
C'est un festival d'européens, d'occidentaux, plutôt jeunes dans l'ensemble, qui montrent leurs muscles, leurs tatouages, leurs peaux bronzées, à la recherche de rêve et d'exotisme.
Il faut dire que le lieu est paradisiaque et que les couchers de soleil avec vue sur le volcan Agung de Bali sont exceptionnels !!
Les prix sont sensiblement plus chers qu'ailleurs mais cependant tout reste très accessible. L'île est en pleine mutation, elle est très proche de Bali.
Cependant, ne nous y trompons pas, seule la corolle de l'île et une rue transversale sont constellées d'hôtels, de plages aménagées, de piscines.
Les indonésiens qui vivent en son centre, travaillent pour les touristes et gardent leurs traditions. Comme d'habitude, une pièce commune, pas de lit (une grande natte) pas de table ni chaise, une lumière faible centrale, des coqs des poules et un fratra invraisemblable.
On a donc trois strates : les indonésiens locaux, les touristes, la religion avec son immense mosquée.
Le tout tient dans un mouchoir de poche.
Nous sommes arrivés crevés avec un grand besoin de repos. Dormir, manger, manger dormir et ne rien faire (ou presque).
Nous ferons le premier jour, une journée de snorkeling. Nager parmi les tortues est vraiment féerique.
Fantastique moment mais on a rajouté de la fatigue sur de la fatigue.
Puis à la nuit on s'est "perdus" dans les ruelles sombres du centre après une énorme averse tropicale. Très instructif !
Le deuxième jour, nous ferons le tour de l'île à pied, trop contents de laisser nos vélos en repos. Aucun déclivité, 7 km dans le sable environ... tranquille
Nous avons également découvert le massage balinais. 1h chacun et ensemble.
Une longue coupure de courant bloque tout sur l'île. Pas de clim, une chaleur de bison...puis tout redevient normal.
Nos corps courbaturés ont apprécié ce massage complet. Un vrai moment de détente mais sans doute a-t-il aussi fait remonter toutes nos tensions. Impossible de repartir, nous resterons 3 nuits.
J'arriverai à faire une sieste après le p'tit dej, une sieste après le repas et dormir presque 10 heures le 2eme jour.
Même après avoir quitté l'île, nous roulerons très peu. Une petite homestay tranquille, un p'tit resto vue mer
et le soir une simple soupe aux pâtes, avalée dans notre chambre avant un gros dodo.
Il faudra ça, pour remettre les compteurs à zéro et que nos corps reposés acceptent l'effort pour repartir, même si notre tête n'a pas encore tout absorbé.
La route pour nous rendre à Mataram est vraiment dure. Des montées aussi difficiles que le paysage est sublime.
Après Flores, Sumbawa et Lombok,
Bali se profile.....


































