Waouh waouh waouh !!
On voulait de la découverte, de l'aventure et du dépaysement ?
Eh bien, on est rentrés dans le vif du sujet par la grande porte.
Notre dernière nuit à Labuan Bajo, après nos trois jours de rêve sur le bateau, a été tendue.
Beaucoup d'appréhension.... normal.
Les 12 premiers kilomètres au sortir de la ville ont été tranquilles. La suite, on savait que c'était un mur. La réalité serait plutôt de dire un enfer. Une route de col des Alpes, tortueuse à souhait, 800m de dénivelé sur 8km sous une chaleur de bison et une humidité de montagne redoutable.
Eh bien, après 23 km, on était au bout de notre vie.
Alors on tente le stop, car d'entrée on savait que notre première étape n'était pas jouable. Chance féminine? Le premier camion s'arrête au pouce tendu de Claude.
Là commence une autre difficulté que nous vérifierons sur les jours suivants: les indonésiens sont d'une gentillesse incroyable mais on ne se comprend absolument pas et l'anglais n'est d'aucun secours.
Alors on monte dans le camion ne sachant absolument pas où il va nous déposer. J'ai demandé et montrer Werang et on se retrouve vers Tangge en pleine pampa. Pas grave, du coup on est bien avancés.
On trouvera notre première Home Stay. Pour les amoureux des hôtels de charme, il faudra passer ailleurs mais pour nous, couverts de sueur, un luxe.
Le lendemain, on opte pour suivre la côte. La route centrale pour Ruteng était vraiment trop corsée pour nous. Bon choix, on passe par Nanga Lili, mignon comme nom, isn't it?
Pour la suite....par comparaison la route des ouragans au départ de Santiago de Cuba était carrossable !!
Des kilomètres de routes dévastées où il ne reste que d'énormes galets ronds.
On cible Dintor en espérant voir le lendemain un joli village Wae Rebo. Pas de chance, un énorme glissement de pierres empêche tout passage. Pas grave, il y en aura d'autres.
Alors on continue, direction Borong.
Pas d'indication, on se perd, on retombe sur des routes fermées , des déviations, le GPS délire mais on rentre dans un Florès hors de tout. Fabuleux, un regard, un partage avec une population dénuée de tout ce que l'on appelle confort et qui est souriante, très accueillante.
La France ? Inconnue.
Paris ? Inconnu et ne parlons pas de la tour Eiffel.
Les Jeux olympiques ? Quelques acquiescements.
M Bappé, Zidane? Des rois !!
Le chemin sera au final tellement défoncé et après une énième déviation, trop de kilomètres et la nuit qui se rapproche, je trouverai un camion à maïs qui nous déposera dans la ville. Trop gentil ces gars. On a proposé de les remercier et c'est eux qui étaient fiers de nous aider. Le chauffeur téléphonait à tous ses potes et faisait des grands signes pour montrer qu'il avait une étrangère (boulet) dans son camion !
Défoncés mais vraiment très heureux de ce démarrage même s'il aura été musclé.
On commence à trouver nos marques, à s'hydrater plus efficacement, les corps fonctionnent avec la chahuts des pavés et l'effort.
Le riz ? C'est matin midi et soir alors on tente les pâtes...de riz !!
Bon: trêve de blabla, à vos cartes pour visualiser le chemin !!
Quelques photos en vrac certainement oubliées:



















































